En visionnaire avisé, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a toujours fait de l’introduction des technologies du numérique et de la digitalisation des différents secteurs un enjeu majeur pour augmenter l’efficacité, promouvoir la qualité des services rendus et booster l’économie.

L’accélération du développement du secteur des technologies de l’information et du numérique a été rendue possible grâce à un ensemble de stratégies et de feuilles de route pour promouvoir ses applications économiques et sociales. C’est ainsi que le Royaume a eu son plan de développement des IT 1999-2003, suivi de la stratégie e-Maroc 2010, lancée suite à l’appel de S.M. le Roi à l’occasion du Discours du Trône de 2008, puis le plan Maroc Numérique 2020 qui s’inscrit dans la continuité des efforts du Maroc de hisser le secteur au rang des priorités. Ces efforts ont également été couronnés par la création, en septembre 2017, de l’Agence de développement du digital. Le Discours adressé au Sommet extraordinaire des Chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine sur la Zone de libre-échange continentale, le 21 mars 2018, consacre également cette volonté royale de tirer profit des opportunités offertes par les nouvelles technologies à une échelle continentale. «L’Afrique est en passe de devenir un laboratoire du monde numérique. Le digital est en train de changer le visage de notre continent, porté par une jeunesse inventive, créative et audacieuse. 

Ce saut numérique est le fruit de jeunes startups actives dans le domaine de la finance, des télécoms, de l’industrie et de l’agroalimentaire, pour ne citer que ces domaines. C’est souvent une population jeune et à faible revenu qui est au cœur de ce processus d’innovation ; elle doit par conséquent être au cœur de nos politiques publiques», indiquait le Souverain. Le digital constitue également l’un des axes primordiaux du nouveau modèle de développement économique dont les contours ont été dessinés par S.M. le Roi 

Mohammed VI dans son discours du Trône, en juillet 2019. Cette orientation a pris d’ailleurs tout son sens avec la crise sanitaire que le Maroc, à l’instar du monde, vit actuellement. Un réel test de la capacité du Royaume à se surpasser en matière de digitalisation.
La numérisation de l’administration publique s’accélère
Le volet «Smart Gouvernement» concerne le développement des services publics numériques, leur interopérabilité et intégration ainsi que la mise en place avec les autorités et les organismes concernés, des normes techniques concernant les produits et services numériques. Il a pour principal objectif d’améliorer l’expérience usager (citoyen et entreprise) en offrant un référentiel des services rendus par les administrations en utilisant le levier digital comme moyen pour rendre l’Administration efficace et efficiente au service du citoyen. La réalisation de ces objectifs est d’autant plus facilitée par le fait que la transformation numérique de l’administration marocaine a été amorcée grâce au Plan de la Réforme de l’Administration (2018-2021) qui se fixait parmi ses objectifs de mettre en place «les mécanismes et les moyens technologiques modernes et les généraliser à tous les services administratifs pour renforcer les applications informatiques communes et ainsi faciliter l’accès aux usagers». Dans la pratique, certains organismes avaient déjà donné le ton, comme la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII), l’Office des changes, les régimes de retraite ou encore le ministère de la Justice. Cette nouvelle tendance va certainement transformer le mode de fonctionnement de l’administration marocaine et contribuer à la réduction de la pression sur les fonctionnaires, tout en assurant la fluidité des correspondances. Le Maroc peut donc suivre cette voie l’esprit tranquille, d’autant que l’ensemble des solutions digitales développées par l’ADD respectent les normes en vigueur, la sécurité électronique du pays étant assurée par la Direction générale de la sécurité des systèmes d’information (DGSSI) relevant de l’Administration de la Défense nationale (ADN).